![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Quelques
publications résumées d'Olivier
Nougarède |
|
|
| Nougarède,
O. Source : Colloque de restitution finale de l'Action Incitative Programmée AGRIFOR 1995-1999, Clermont-Ferrand, 1999/10/20; 1999/10/21 - CEMAGREF, La recherche pour l'Ingénierie de l'Agriculture et de l'Environnement, Antony ; INRA, Paris ; Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, DERF. Direction de l'Espace Rural et de la Forêt, Paris. - In : Bois et forêts des agriculteurs, 346 p. - Antony : CEMAGREF Editions, 1999, pp 309-334. - (Actes de Colloque) |
Résumé : Pour la première fois des enquêtes sociologiques qualitatives ont été menées, avec la même méthodologie et la même problématique, dans huit régions françaises, auprès de cent soixante-dix agriculteurs actifs ou retraités, pour connaître leurs comportements vis-à-vis de la forêt. Il en résulte que, pour comprendre ce qu'est la "forêt paysanne", il faut s'intéresser non seulement à l'exploitation agricole ou au ménage agricole, mais aussi à la famille agricole élargie qui n'est pas une catégorie statistique. Ne suivant pas la SAU lors de la transmission de l'unité de production agricole, le patrimoine boisé paysan appartient pendant une assez longue période à un ancien agriculteur. La "forêt paysanne" prend donc des formes variées selon les périodes du cycle familial. En majorité, le gestionnaire de la "forêt paysanne" est aujourd'hui un homme de plus de 50 ans, agriculteur actif ou retraité : un exploitant agricole ne devient propriétaire forestier, plus au moins sylviculteur, que lorsqu'il commence à désinvestir l'exploitation agricole, et surtout lorsqu'il prend sa retraite. Le processus de dissociation de l'agriculture et de la forêt atteint donc maintenant l'exploitation agricole elle-même, et pas seulement l'espace rural : au sein d'une même famille, la jeune génération prend en charge les productions agricoles et animales, tandis que la précédente gère le patrimoine boisé. |
| Mots-clés
: FORET ; AGRICULTURE ; BOIS ; ACTIVITE AGRICOLE ; PAYSANNERIE ; SYLVICULTURE
; FRANCE |
Nougarède,
O. Source : 27. Settimane di studi, Prato (ITA), 1995/05/08; 1995/05/13 - Istituto Internazionale di Storia Economica Francesco Datini, Prato (ITA). - In : Cavaciocchi, S. (éd.). - L'uomo e la foresta (secc. XIII-XVIII), 1237 p. - Prato (ITA) : Istituto Internazionale di Storia Economica F. Datini, 1996, pp 1131-1157. - (Serie 2. Settimane di studi e altri convegni ; 27) |
Résumé
: Après avoir évoqué le contexte d'élaboration de l'oeuvre de Chrétien
de Troyes, l'auteur aborde la manière dont celui-ci représente la réalité
forestière de la fin du 12e siècle, puis explique comment il fait de la
forêt l'un des théâtres des "Merveilles" en transformant des mythes sylvestres
en motifs littéraires. Dans les romans de Chrétien où la féerie est discrète
et allusive, le héros est écartelé entre la cour et la forêt. La forêt
est un espace transitoire : c'est le théâtre réaliste de la vénerie et
de combats classiques, mais aussi le lieu menaçant où le chevalier solitaire
pénètre dans un autre monde. Pour Chrétien, la forêt est un outil littéraire
qui fournit des comparaisons poétiques et surtout sert à instaurer l'atmosphère
de l'aventure. C'est le lieu privilégié du "merveilleux" où s'exprime
l'idéal chevaleresque courtois. Cette frontière entre le monde courtois
et le monde surnaturel est en général un lieu abstrait. Mais, en 1181,
Chrétien nomme une forêt, Brocéliande, et en fait le cadre concret d'un
roman, "Yvain". Chrétien y suggère que l'homme doit dominer et faire reculer
la forêt : non seulement la sylve sauvage celtique doit être démythifiée
et christianisée, mais la forêt des fées et des bêtes sauvages doit être
désenchantée et humanisée. Le mythe de la fontaine qui fait pleuvoir y
est transformé en apologie métaphorique du progrès : Chrétien adapte la
"Merveille" à la conjoncture économique de son temps, en en faisant une
allégorie du défrichement. Au fil des romans, il semble ainsi que, pour
Chrétien, la forêt des "Merveilles" devienne démodée... |
Mots-clés
: HISTOIRE MEDIEVALE ; FORET ; HISTOIRE ; MYTHE ; REPRESENTATION COLLECTIVE
; FONCTION SOCIALE ; FRANCE |
| Nougarède, O.
Source : Revue Forestière Française, n° sp "Agroforesterie en zone tempérée", 1994, pp 165-178 |
Résumé
: L'histoire de la première tentative d'harmonisation spatiale des productions
agricoles et forestières est peu connue. Aucun écrit forestier depuis
les années 60 n'a été consacré à l'équilibre agrosylvopastoral. La notion
d'équilibre agrosylvopastoral a une généalogie complexe et se trouve partagée
entre plusieurs disciplines. L'auteur de cet article fait redécouvrir
l'histoire du discours sur ce premier essai de réassociation de l'agriculture
et de la forêt à partir de travaux de terrain menés dans des zones écologiquement
fragiles, la montagne et le pourtour méditerranéen. En conclusion, l'auteur
insiste sur la nécessité de tirer les leçons de l'histoire et de faire
qu'à l'inverse de l'équilibre agrosylvopastoral, l'agroforesterie puisse
ne pas être une nouvelle chimère. |
Mots-clés
: SYSTEME AGROSYLVOPASTORAL ; FORET ; ZONE DE MONTAGNE ; MILIEU RURAL
; ZONE MEDITERRANEENNE ; SOCIOLOGIE RURALE ; SCIENCE HUMAINE ; ECOLOGIE
; BIOLOGIE ; ENSEIGNEMENT ; RESTAURATION DES TERRAINS EN MONTAGNE ; SYLVICULTURE
; OUVRIER FORESTIER ; REBOISEMENT ; VEGETAL ; AMENAGEMENT FORESTIER ;
POPULATION RURALE ; ECONOMIE RURALE ; PASTORALISME ; CULTURE AGRICOLE
; PATURAGE ; MISE EN VALEUR DES TERRES ; AMENAGEMENT FONCIER ; AMENAGEMENT
RURAL ; ELEVAGE ; EXPLOITATION AGRICOLE ; EXODE RURAL ; INCENDIE ; FRANCE |
| Larrère, R.
; Nougarède, O. Source : Paris : Gallimard, 1993, 128 p. |
Résumé
: Ce livre présente l'histoire des usages forestiers et, en contrepoint,
celle des représentations que les hommes se sont fait de la forêt, en
France. Du retour des arbres après glaciations, aux forêts aménagées d'aujourd'hui,
les hommes ont façonné les paysages agraires (en défrichant, en cultivant,
en reboisant et en exploitant les bois). Gérées pour satisfaire des besoins
qui n'ont cessé d'évoluer, les forêts ont toujours été des lieux de l'imaginaire.
Peuplée de boisilleurs et de gibier, la forêt médiévale, fréquentée par
les paysans et leurs troupeaux, est aussi celle des fées et d'inquiétants
sortilèges. Désenchantée, sous la Renaissance, par le développement des
utilisations manufacturières du bois, cette richesse du royaume est protégée,
au Grand Siècle, par l'ordonnance de Colbert. Bien que les massifs soient
surexploités par une population et des industries croissantes, les philosophes
des Lumières se font de la forêt une image édénique. Alors que les Romantiques
reprennent l'image inquiétante des sylves médiévales, l'Administration,
convaincue des bienfaits de la forêt, part en croisade contre les usages
ruraux et pour le reboisement ; mais, seule l'intensification agricole
supprimera la pression paysanne sur les bois. Depuis lors, la forêt regagne
du terrain et est devenue espace de loisirs et archétype de nature. Ceux
qui la fréquentent aujourd'hui la croient menacée par ceux qui la mettent
en valeur : une sensibilité écologique s'oppose à une rationalité économique.
Un débat constructif sur l'avenir des forêts pourra-t-il remplacer les
langues de bois ? |
Mots-clés
: HISTOIRE ; FORET ; MYTHE ; ECONOMIE FORESTIERE ; PATRIMOINE CULTUREL
; REPRESENTATION COLLECTIVE ; COUTUME ; FRANCE |
| Nougarède, O.
Source : Cahiers d'Economie et Sociologie Rurales, nø 9, 1988/10, pp 45-69 |
Résumé
: La superposition sur un même espace forestier de pratiques divergentes,
production ligneuse et activités cynégétiques, est source de nombreuses
contradictions. Dans cet article, on étudie sur la base d'enquêtes auprès
des utilisateurs d'une forêt du Bassin parisien, comment se confrontent
ces diverses pratiques d'appropriation sociale ; on étudie aussi les conflits
qu'elles engendrent. Cette analyse des différentes façons de posséder,
de travailler, et d'utiliser un même espace permet de penser que la chasse
en se transformant de plus en plus en activité monétarisée risque de devenir
incompatible avec une sylviculture intensive. Pour rentabiliser leurs
investissements en forêt, certains propriétaires devront-ils choisir entre
la commercialisation de loisirs cynégétiques et celle de produits ligneux
? |
Mots-clés
: SYLVICULTURE ; CHASSE ; EXPLOITATION DE LA FORET ; FORET ; ENVIRONNEMENT
; PROTECTION DE LA NATURE ; LOISIR ; ESPACE BOISE ; SOCIOLOGIE ;
FRANCE |
Institut
National de la Recherche Agronomique Site
mis à jour le |
Contacts secrétariat : Christiane Folks : 01 49 59 69 75 - Claude Pompey : 01 49 59 69 53 Sylvie Rezard : 49 59 69 92 - Fong Lin Vieille : 01 49 59 69 06 |
| Directrice
de l'unité : Agnès Fortier Adjoint scientifique : Pierre Alphandéry assisté de Lucie Dupré Adjointe administrative :Catherine Lefebvre Réalisation et Administration : Catherine Lefebvre |
|
| Copyright © 2003 - INRA - Tous droits réservés | |
| Ce
site a été optimisé pour Internet Explorer version
5 et ultérieures |
|